C’est un solitaire pur.
Fiche technique et résumé des règles de la Belle Lucie
Avant de jouer, il faut surtout retenir la mise en place, la façon de construire les éventails et le nombre exact de redistributions autorisées.
Aucun joker, aucune pioche.
Le jeu pardonne peu les mauvais placements.
As vers Roi, couleur par couleur.
Les choix et le hasard des distributions interviennent.
Fiche technique
Les repères fixes à relire avant de commencer, sans entrer tout de suite dans les détails de patience.
- Joueur
- Un joueur.
- Matériel
- Un jeu complet de 52 cartes.
- Mise en place
- 17 paquets de 3 cartes plus 1 carte seule, tous face visible.
- Fondations
- Elles commencent avec les As puis montent jusqu’au Roi, par couleur.
- Tableau
- On construit en ordre décroissant et dans la même couleur.
- Cartes jouables
- Seule la carte visible du dessus d’un éventail est libre.
- Case vide
- Un éventail vide reste vide.
- Redistributions
- La version retenue autorise 2 redistributions après la donne initiale.
Comment jouer à la Belle Lucie ?
Version simple pour comprendre une partie sans connaître tout le vocabulaire des jeux de patience.
Formez 17 éventails de 3 cartes et gardez une dernière carte seule.
Ils lancent les 4 fondations.
Chaque fondation progresse de l’As au Roi.
Dans le tableau, une carte va seulement sur la carte juste au-dessus d’elle et de la même couleur.
Une colonne vide n’est pas un espace libre comme à FreeCell.
On ramasse les éventails, on mélange et on redonne en éventails, au maximum deux fois dans cette fiche.
Toutes les cartes sont visibles, mais seules les cartes dégagées sont jouables. Les redistributions introduisent du hasard ; une bonne décision ne garantit pas la victoire.
C’est l’une des grandes différences avec le Klondike.
Dès qu’un éventail se vide, il devient une place morte pour le reste de la donne.
Cette fiche suit la Belle Lucie classique, relue à partir de Goodsol.
Ce qu’il faut savoir avant de commencer
La Belle Lucie paraît simple, mais quelques règles font toute la difficulté. C’est elles qu’il faut retenir pour éviter les faux réflexes venus d’autres solitaires.
| Élément | Règle | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Fondations | As vers Roi, une seule couleur par pile. | Il faut libérer vite les petites cartes utiles. |
| Éventails | Construction descendante dans la même couleur. | Un 9 de cœur ne va que sur un 10 de cœur. |
| Carte jouable | Seule la carte visible du dessus peut être déplacée. | Une carte enterrée reste bloquée tant qu’on ne l’a pas dégagée. |
| Éventail vide | On ne peut pas le remplir. | Vider un éventail peut aider, mais cela retire aussi un espace de travail. |
| Redistribution | On mélange puis on redonne en groupes de 3. | On obtient une nouvelle chance, mais pas un tableau libre. |
Le mémo qui fait gagner du temps
Les blocages viennent presque toujours de ces quatre points.
Voir une carte ne suffit pas : encore faut-il qu’elle soit libérée.
Ici, on n’alterne pas rouge et noir.
Ce n’est pas un espace joker comme dans d’autres réussites.
La seconde et surtout la troisième distribution se jouent souvent au détail près.
Comment une partie de Belle Lucie avance vraiment
La partie progresse par petites libérations. On ne « déroule » pas le jeu comme un solitaire facile : on cherche surtout à ne pas fermer une couleur sur elle-même.
1. Lire le tableau
Repérez d’abord les As, puis les 2 et 3 qui pourront suivre rapidement sur les fondations.
2. Libérer les départs
Tout le début de partie consiste à faire remonter les cartes basses disponibles.
3. Déplacer avec prudence
Avant de poser une carte dans un éventail, vérifiez qu’elle ne va pas recouvrir une carte plus utile de la même couleur.
4. Monter les fondations dès que possible
Chaque carte envoyée en fondation allège le tableau et peut rendre une autre carte jouable.
5. Constater le blocage
Quand plus aucun mouvement n’est possible, la donne est terminée pour cette distribution.
6. Redistribuer puis finir
Mélanger seulement les cartes du tableau puis reformer les éventails. La troisième distribution se joue entièrement : elle est la dernière chance de terminer.
Redistributions, variante proche et conditions de victoire
La Belle Lucie classique vit surtout autour de sa limite de redistributions. C’est elle qui fait la différence entre une réussite tendue et une version plus généreuse.
| Point | Règle retenue | Ce que cela change |
|---|---|---|
| Donne initiale | 17 éventails de 3 cartes et 1 carte seule. | Tout commence déjà face visible. |
| 1re redistribution | Autorisée. | On obtient une nouvelle donne en éventails. |
| 2e redistribution | Autorisée. | Cela mène à une 3e distribution au total. |
| Redistribution supplémentaire | Non, dans la version classique. | Le jeu reste plus serré que beaucoup de variantes. |
| Three Shuffles and a Draw | Variante voisine, plus souple. | Elle ajoute une petite aide sur la dernière donne. |
| Victoire | Toutes les cartes en fondations. | Dès qu’une carte reste bloquée au tableau à la fin, la partie est perdue. |
La mise en place classique.
Après la donne initiale.
Une par couleur, de l’As au Roi.
Ce qui reste en place lors d’une redistribution
Les cartes déjà montées en fondations y restent. Ramasser seulement les éventails, mélanger et former de nouveaux groupes de trois ; le dernier groupe peut contenir une ou deux cartes.
Il y a deux redistributions après la mise en place, soit trois distributions à jouer au total. Après la dernière, perdre signifie être bloqué avec des cartes encore hors des fondations, et non simplement avoir commencé cette troisième distribution.
Dans le tableau, « même couleur » signifie même enseigne : cœur sur cœur, et non cœur sur carreau. Une carte se déplace seule, sur le rang immédiatement supérieur de son enseigne.
Responsabilité éditoriale
Responsabilité de publication : Nicolas Belotti, Regles.com. Belle Lucie : 52 cartes, deux redistributions, sans grâce, selon Goodsol.
Version et références
Belle Lucie : 52 cartes, deux redistributions, sans grâce, selon Goodsol.
Thomas Warfield, Goodsol : La Belle Lucie sans grâce.
Les espaces vides ne sont ni des cellules FreeCell ni des colonnes du Klondike. Three Shuffles and a Draw est séparé de la règle retenue.
Mise à jour documentaire : . Signaler une erreur avec sa source · Méthode éditoriale.
Trois situations à trancher sans interrompre la partie
Ces décisions appliquent la version expliquée sur cette fiche. Une variante différente doit être annoncée avant de commencer.
Un éventail devient vide
Dans la Belle Lucie classique couverte ici, cet emplacement reste vide jusqu’à la prochaine redistribution ou jusqu’à la fin s’il n’en reste plus. Aucune carte ni suite ne peut y être déplacée. Cette restriction distingue la patience de variantes plus faciles qui autorisent le remplissage des espaces.
Une suite de plusieurs cartes semble déplaçable
Seule la carte disponible au-dessus d’un éventail est déplacée dans la version retenue. Même si plusieurs cartes forment visuellement une suite correcte, elles ne voyagent pas comme un bloc. Chaque carte doit devenir accessible puis être jouée séparément vers un éventail ou une fondation autorisée.
FAQ — Belle Lucie
Les questions les plus utiles avant ou pendant une partie.
Peut-on remplir un éventail vide ?
Peut-on déplacer plusieurs cartes à la fois ?
Combien de redistributions sont autorisées ?
Dans la Belle Lucie sans grâce retenue ici, deux redistributions après la mise en place, donc trois distributions à jouer. Mélanger seulement les cartes du tableau ; les fondations restent en place.
Quelle est la différence avec le solitaire classique ?
Quand la partie est-elle gagnée ?
La variante avec un « draw » est-elle la règle officielle ?
Il n’existe pas une seule convention historique : Goodsol explique que les recueils divergent. Cette fiche choisit la version sans grâce ; Three Shuffles and a Draw permet une aide lors de la dernière distribution.